Notre plateforme
Ce que nous demandons
Nos demandes se lisent à deux échelles : celle du projet des Picatiers, à Buoux, et celle de la méthode selon laquelle tous les projets photovoltaïques sont aujourd'hui décidés en Luberon.
Sur le projet des Picatiers
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Une alternative pour l'exploitation
Qu'une solution soit formalisée dans l'intérêt de l'exploitant agricole, sur son site principal du vallon.
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L'étude hydrogéologique
Qu'elle soit conduite avant le dépôt du permis de construire.
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L'inventaire des toitures et des friches
Qu'il soit établi et fléché pour tous les porteurs de projets d'énergie renouvelable, avant d'artificialiser douze hectares d'un milieu naturel remarquable.
Sur la méthode, à l'échelle du territoire
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Que le référentiel du Parc soit appliqué
Le référentiel des énergies renouvelables du Parc naturel régional du Luberon existe et est consultable en ligne. Nous demandons qu'il serve effectivement à situer chaque projet, et que les écarts éventuels soient justifiés publiquement, projet par projet.
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Que les dérogations espèces protégées soient réellement motivées
Depuis la loi du 10 mars 2023 relative à l'accélération de la production d'énergies renouvelables, les projets qui remplissent certaines conditions sont réputés répondre à une raison impérative d'intérêt public majeur. Deux conditions demeurent : l'absence de solution alternative satisfaisante, et le maintien des espèces concernées dans un état de conservation favorable. Nous demandons qu'elles soient démontrées au fond, et non affirmées — et que l'absence d'alternative soit examinée à l'échelle du Luberon, non à celle du seul projet.
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Que les communes définissent leurs zones d'accélération
La loi permet aux communes de désigner les secteurs où elles souhaitent voir se développer les énergies renouvelables. Nous demandons qu'elles s'en saisissent, avec un appui technique si besoin, en orientant les projets vers les zones déjà fortement anthropisées.
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Que l'installation se fasse en priorité sur le bâti
Toitures, hangars, friches et parkings d'abord. Ouvrir un espace naturel suppose d'avoir établi, localement, que ces surfaces ne suffisent pas.
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Que les effets cumulés soient évalués à l'échelle du Luberon
Aucun dossier n'est tenu de regarder au-delà de sa propre parcelle. C'est pourtant l'accumulation qui transforme le territoire. Cette évaluation doit être conduite, et rendue publique.
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Que les emprises réelles soient rendues transparentes
La surface annoncée est celle des panneaux. L'emprise réelle comprend aussi la clôture, le débroussaillement obligatoire, les pistes d'accès, les plateformes techniques et le raccordement. C'est cette surface-là qui doit figurer au dossier.
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Que les garanties de démantèlement soient rendues publiques
La réglementation impose le démantèlement et la constitution de garanties financières (code de l'urbanisme, art. R. 111-64, issu du décret n°2024-318 du 8 avril 2024). Nous demandons que leur montant, leur mode de calcul et l'organisme qui les porte soient rendus publics dès l'autorisation, projet par projet.
Une position, pas un refus
Ces demandes ne visent pas à empêcher le déploiement du photovoltaïque. Elles visent à ce qu'il soit organisé — c'est-à-dire décidé quelque part, par quelqu'un, à la bonne échelle, plutôt que subi projet après projet.